Que les paillettes soient

Que les
paillettes
soient
Communication globale
Gens d’événement
Conception éditoriale, écriture et coordination globale
Supports print et web
Extrait

QUE LES
PAILLETTES SOIENT

Ils me font face. Gilles Poussier à gauche. Sylvie Thomas à droite. Je ne demande qu’à découvrir leur histoire. Les questions me brûlent les lèvres. Pourquoi ? Comment ? Quand ? Vraiment ? Je l’aime ce moment où il faut s’effacer. Laisser sa place à l’autre pour qu’il se raconte. Ce moment où il se demande par où commencer que dire que développer sur quoi passer comment expliquer.

DÉLICATESSE

Gilles et Sylvie se racontent avec délicatesse. Voix posées. Un ton bas qui vous oblige à faire de même. Parler doucement, calmement. Où suis-je ? Où sont les paillettes et les cotillons ? Où sont les projecteurs, les tapis rouges, les pouet-pouet ? Où sont les guitares, les amplis, les gros camions et les bus des tournées de rock’n’roll qui ont donné naissance à ce métier ? « Les tapis rouges sont chez nos clients, quand c’est utile au projet. Tous ces apparats sont à mille lieues de nous. » m’expliquent les deux fondateurs de Gens d’événement. Les paillettes se sont perdues à quelques robes échancrées, aux talons de quelques escarpins, dans quelques verres de champagne, sur quelques joues fardées. Gens d’événement vend du rêve et je découvre avec leurs mots et leur histoire que le rêve est un nuage accessible, un vrai bel endroit qui rend heureux, qui fait passer de bons moments, qui régale à tour de bras. Mais qui n’a rien à voir avec de la poudre aux yeux. C’est cela, les paillettes ne sont pas une poudre diffuse qui s’éparpille et s’évanouit. Elles sont des étincelles qui s’allument, brillent, illuminent et dont on peut garder un peu d’éclat en soi. Un événement diffuse du contenu de cerveaux à cerveaux mais il doit aussi parler au corps. Un moment réussi, c’est un moment où l’on peut bien entendre et bien se parler, c’est être confortablement installé, être surpris, ému, c’est avoir les moyens de pouvoir être attentif, disposé, disponible. Un bon moment touche les sens, parle à cette peau, ces yeux, ces oreilles, ces bouches venues jusque-là. Pour cela, sous le nuage, il y a des échelles et des cordes, des trappes, des boîtes et des gens qui s’affairent. Ils imaginent, ils prévoient, ils pensent à, ils courent. Ils sont discrets et véloces. Ils font tout pour qu’à la surface, le nuage soit nickel chrome. Confortable. Gilles Poussier développe : « Nous avons la volonté de faire le travail jusqu’au bout. Notre label d’exigence est très fort. Nous avons besoin de donner du sens à ce que nous faisons. Nos clients recherchent cela d’ailleurs : ils font appel à nous pour notre capacité à les conseiller, et pour faire passer du fond, dans le cadre d’un moment convivial et agréable, qui change de l’ordinaire. »

SATISFACTION

Fondé en 1997, Gens d’événement aime cultiver sa flamme intérieure, harmonisant avec soin magie et efficacité. Quinze têtes et quinze paires de mains s’activent ; directeur artistique, scénographe, régisseur, graphiste, chef de projet, directeur de production, conceptrice-rédactrice, photographe... Auxquels viennent s’ajouter d’autres têtes et d’autres bras extérieurs selon les besoins des projets. Créer un événement, c’est savoir se mettre en ordre de marche, efficace, optimisé, fluide. Gilles et Sylvie échangent un regard. Ils se contredisent, s’accordent, contredisent leurs contradictions. Ils se complètent en fait. Elle a un don inné pour l’optimisation ; « Sylvie sait trouver la solution la plus efficace. Elle gère à la perfection les contraintes logistiques. » Gilles lui, gère la complexité avec passion ; « Plus c’est compliqué, plus Gilles aime ça. Il a un radar hyperpuissant pour déterminer d’où le risque peut venir. » Nul doute que l’équipe, le bloc qui les entoure, ressemble à ces deux-là. De l’envie et de la créativité, le désir ardent de faire bien, l’expérience de ces mille et mille et unes petites choses, comme des gouttes d’huile dans les rouages, et qui font toute la différence. Je les regarde s’amuser de leur parcours, se souvenir avec plaisir de ces aventures communes, et je réalise comme l’intention « satisfaire son client » prend ici tout son sens. Dommage que la sacro-sainte « satisfaction client » se soit abîmée aux récifs des communications trop faciles. Ici, elle reprend de sa superbe : ceux-là ne cherchent que ça, satisfaire le client.

DÉTAILS

En plus de deux décennies, Gens d’événement a peu ramené sa fraise. Bien malins les discrets, optant pour un métier de lumière. Pour éviter d’être sous les feux de la rampe, rien de tel que d’être celui qui, dans l’ombre, oriente lui-même le projecteur. Gens d’événement s’est longtemps caché derrière ses succès, jusqu’à ce que quelques clients les secouent un peu : allez-y, dites ce que vous faites ! « Nous sommes une agence d’événementiel créée en 1997. Nous sommes basés à Paris et à Nantes. Nous avons trois typologies de clients : le privé, le public, les grosses associations. Les événements que nous concevons et organisons sont aussi bien des conventions d’entreprises que des cérémonies de vœux, des salons privés, des séminaires, des galas, des soirées festives. Nous travaillons partout en France, et partout dans le monde. » Ce que le pitch ne dit pas, ce qu’aucun article ne pourra jamais tout à fait dire, ce sont les infinis détails qui peuplent les projets. Les intentions, les coordinations, les connexions, les questions et les solutions derrière le Concept. Vont-ils arriver avec leurs valises ? Auront-ils mangé avant de venir ? A-t-on des bonbons à la menthe pour le trajet en montagne ? L’expérience, fondamentale, s’est amoncelée depuis les années ; Gens d’événement l’entretient méthodiquement et en fait un terreau pour fertiliser les projets en germe. Car il est un leitmotiv : ne jamais faire deux fois le même événement. La seule chose qu’ils répètent, c’est ce mot : « Jamais, jamais. »

CONFIANCE

On dit qu’un rendez-vous se programme mais pas une rencontre. Là est le challenge de Gens d’événement : créer ce moment pour que la magie opère : « La rencontre a lieu, le jour J, si la rencontre avec le client a eu lieu en amont. C’est à nous de saisir les émotions de notre client et de bien définir celles qu’il veut faire passer et faire émerger lors de son événement. » Gens d’événement s’attache aux personnes. Un événement, cela ne fonctionne qu’avec des gens. Ceux qui donnent et ceux qui reçoivent. Gens d’événement emballe le tout, ne comptant pas les heures qui accompagnent l’heure et demie où la scène est à l’honneur. « L’événementiel est un métier de stress à haut niveau. Ceux qui nous confient leur événement nous accordent leur confiance. Nous nous employons à leur apporter leur événement sur un plateau. La créativité compte, autant que la gestion de projet. Il faut savoir trouver les bonnes ressources et coordonner le tout pour que le résultat soit fluide. Naturel. » Architecte plutôt que pompier, Gens d’événement sait que le métier est fait de pièges et que la réussite d’un événement se joue au-delà du moment. À chaque fois, les cartes sont rebattues : taille différente, cadre différent, public différent, sujet différent. Même pas peur. Gens d’événement pénètre armé dans l’arène : « L’authenticité est notre repère et notre Graal. Être profondément et sincèrement authentique, c’est être juste. C’est se donner les meilleures chances de concevoir ce qui est adapté et ce qui sera donc efficace. Nous ne sommes pas là pour faire des coups. Nous sommes là pour faire ensemble, durablement. »

FLAMME

Pause. Je repense à cet architecte qui a écrit « L’architecture est un sport de combat. » Je me dis que l’événementiel aussi. Qu’il faut tenir, chaque corde, chaque intention. Tenir pour que l’homogénéité soit belle à voir, pour que les ficelles soient invisibles. Pour que le beau et le bon moments s’accordent. Chez Gilles Poussier et Sylvie Thomas, je ne vois pour autant les stigmates d’aucun combat. La flamme est là, vive et joyeuse. Elle danse. Leur métier, ces deux-là l’ont choisi et le pratiquent avec un plaisir qui se ressent. Parce qu’ils savent combiner l’art et la manière, ils l’exercent dans une logique de responsabilité globale qui leur ressemble (ils auraient pu inventer l’approche systémique) (ils sont l’approche systémique) (ils sont Shiva). Approche sociétale : télétravail assumé en vue du bien-être de certains membres de l’équipe, égalité des salaires femmes hommes, sécurité des équipes, insertion. Approche sociale : relation étroite avec les fournisseurs et partenaires, plan de déplacement entreprise. Approche environnementale : trier, Skyper, penser durable, lutter contre l’éphémère du métier. Ils disent qu’ils n’auraient pas pu faire autrement. Cela n’enlève rien à la bien jolie vertu de procéder ainsi.
Le mot « paillettes », je suis venue avec. Je l’avais en tête dans ma voiture sur le trajet, quand je me suis garée, quand j’ai commencé à les écouter. Je m’attendais à ce qu’il soit prononcé. Parlons-en des paillettes. Et nous en avons parlé. Ailleurs, là où Gens d’événement aime à se trouver. Dans le plaisir et le cadeau. Dans ce qui a et ce qui créé du sens. Quand il est sorti, ce mot « paillettes », j’ai souri intérieurement. Je m’étais trompée. Ces gens d’événement sont sans aucun doute des professionnels de la surprise. Leur incroyable capacité à prévoir l’imprévu et à gérer l’imprévisible en a fait des as de l’inattendu. Ils m’ont surprise, cueillie, conquise je dois le confesser : « Ce qui nous importe, c’est de faire passer les messages de nos clients dans les meilleures conditions possibles. Cela peut être avec des danseuses sur les tables, mais pas forcément. Nous créons le cadre qui va bien pour que chacun, le jour J, soit libre de faire ce pour quoi il est là. Notre satisfaction ultime, c’est lorsque nous voyons dans les yeux de nos clients et dans ceux des participants, des paillettes qui étincellent. ». Elles étaient donc là.

« Nous avons découvert la pertinence, la perspicacité et la créativité d’Aurélie, le tout dans un esprit tellement positif et adapté au travail collaboratif ! Nous ne pouvons que recommander de lui faire confiance et de commencer à écrire une histoire avec elle. »
Sylvie Thomas, Directrice Générale Gens d’événement