Mordus d’entreprendre

Mordus
d’entreprendre
Magazine
Mordus d’entreprendre
Conception éditoriale et écriture
Avec le Réseau Entreprendre 49
Portrait
Au son du métal

Le hard rock par-dessus le bruit des machines. Cadence et ambiance. Les machines et les mains noires sortent des tonnes de charpente métallique qui, après Villedieu-la-Blouère, deviennent des salles de sport ou des cinémas. De beaux ouvrages qui ouvrent des portes ; Auguste Rompillon le sait : « Pour avoir une bonne réputation, il faut faire des réalisations de qualité. Et pour cela, il faut avoir autour de soi des gens compétents, qui font un travail exemplaire. » Lorsqu’il arrive chez Téopolitub en 2001, Auguste attend son tour derrière des Bac +4 ; « Moi, je n’avais rien d’autre que mon expérience et mon savoir-faire. Et c’est ça qui a payé. » Aujourd’hui, sept ans après avoir repris l’entreprise, Auguste à la conviction tenace que ce qui compte, ce sont ceux qui sont autour : les collaborateurs, les partenaires, les réseaux, les clients. Dès ses premiers jours en tant que dirigeant, il recrute, intègre des réseaux professionnels, noue des partenariats avec des entreprises, même concurrentes, et des relations franches avec ses clients. « La réussite d’une PME tient dans sa souplesse et sa réactivité. Nous savons arrêter un chantier qui peut attendre pour en passer un autre qui est urgent. Les gros ne savent pas faire ça. Je ne dis pas que je dors toujours bien la nuit parce que la réactivité n’est pas simple à gérer mais c’est notre force. Et je sais que je la dois à mes équipes qui ne rechignent jamais à la tâche et sont d’un incroyable professionnalisme. »
Ne pas jouer solo, Auguste Rompillon le dit franco. Et pour la suite de l’humble mais édifiante leçon, il égrène quelques autres mots. « Pour diriger ? Il faut être carré. Juste. Droit. Proche. Réactif. Et surtout, jamais seul. » Autour, il y a donc une quarantaine de collaborateurs, au bureau d’études, à l’atelier, au montage sur les chantiers. Il y a les réseaux professionnels pour partager les galères, comme cet impayé en 2013 qui demandera deux années pour sortir la tête de l’eau. Pour partager aussi les questions ; quels investissements pour gagner en productivité et remporter des appels d’offre ? Des pairs pour partager des moments de convivialité. Prendre du bon du temps pour tenir la distance. Quant aux concurrents, là aussi, Auguste a décidé de faire avec : « Nous savons nous appeler quand nous avons besoin d’un coup de main, et nous rendre la pareille. Nous n’avons aucun intérêt à nous ignorer. » Ouvrier de la première heure, Auguste est devenu un dirigeant qui n’oublie pas. « Dans l’entreprise, il y a des tableaux de bord, indispensables pour piloter et gérer avec précision. Mais les équipes savent que je ne suis pas un dirigeant financier qui reste le nez sur son ordinateur. Notre bonne entente est une priorité pour moi. Et puis, je suis ouvrier à l’origine. Ils peuvent toujours venir me demander conseil.  » Un conseil après le « bonjour » et la poignée de main du matin auxquels Auguste tient mordicus. En tous cas à peu près autant qu’au « au revoir » du soir.

« Si écrire est un exercice difficile, on peut dire qu’Aurélie Jeannin de « La Petite Maison à Plumes » a un vrai talent car cela lui semble si facile… Nous avons collaboré pour l’écriture d’une revue racontant des histoires d’entrepreneurs… Elle a su écouter et retranscrire avec les bons mots qui donnent envie et sentent le vrai ! Au nom des 28 entrepreneurs interviewés, merci et bravo pour ce travail que nous renouvellerons sans aucun doute ! »
Thibault Beucher, Directeur du Réseau Entreprendre